Un coup de téléphone au milieu de la nuit, des mots froids, impersonnels : c’est ainsi que Louisa apprend la mort de sa mère, avec qui elle venait à peine de renouer. Dans la salle de bains de la prison, Connie s’est pendue.
Pour comprendre la tragédie qui a mené sa mère à l’abandonner lorsqu’elle était enfant, Louisa entreprend une quête de vérité. À travers une enfilade de chapitres courts et serrés, on recompose l’histoire de Connie, chanteuse promise à une carrière internationale, de Roberto, ex-pugiliste reconverti en imprésario, et de leur gloire qui s’effondre lors d’une soirée trop arrosée dans un hôtel d’Atlantic City.
L’écriture affûtée de Carole David révèle l’imaginaire collectif de la diaspora italienne dans les années soixante, entre glamour et violence, rêve américain et secrets de famille.
Poète, romancière, nouvelliste, Carole David poursuit depuis quarante ans une œuvre audacieuse qui lie l’intime et le social, couronnée par le prix Athanase-David. Paru d’abord en 1994, Impala est son premier roman. Il a été traduit en anglais, en italien et en bulgare, et lui a valu d’être finaliste au Grand Prix littéraire du Journal de Montréal et au Grand Prix du livre de Montréal.
« Il y a dans Impala tous les ingrédients à la fois d’un vieux film policier et d’un affreux mélodrame, mais qui seraient tournés avec la rigueur classique d’un Bergman.Un premier roman, déjà une œuvre majeure. »
— Réginald Martel, La Presse
« Placé sous le signe dérisoire du rêve américain et des romans-photos, Impala retrace de façon brutale et sans lyrisme le poids existentiel que représentent une mauvaise naissance et les espoirs brisés qui en sont la conséquence. »
— Éric Paquin, Voir
« C’est vrai qu’ils ne sont pas roses, ces personnages habillés de couleurs criardes, de tissus brillants et bon marché, de bijoux pur toc. Elles ne sont pas reluisantes, ces vies astiquées à l’espoir par des amoureuses aveugles. Mais Carole David a des doigts de fée carabosse. Elle les enlumine, ses créatures. Elle en fait quelque chose de beau, des figurines d’une collection tout à fait personnelle, des pièces d’un musée imaginaire qui ne doit rien à personne, mais qui se compare aux meilleurs. »
— Marie-Claude Fortin, Voir
« Il est rare que, du premier coup, un auteur atteigne une telle perfection. Le style concis et simple va droit au but. Avec une efficacité désarmante. »
— Gilles Crevier, Le Journal de Montréal